La recette de la mère Lamy

« Du chômage on peut guérir »

« Une fricassée d’emplois à la française »

Le sens :

Le chômage est un mal qui ronge nos sociétés et touche chacun d’entre nous d’une façon ou d’une autre.

Refusons la fatalité et essayons ensemble de trouver des solutions pour enrayer ce mal aux conséquences humaines considérables.

Le chômage semble avoir des causes structurelles pour l’essentiel, on parle alors de délocalisation, de concurrence de pays à faible coût de main d’oeuvre, de robotisation, de flexibilité, de stress au travail, de burn out … d’une espèce finalement de cancer sociétal.

La recette que nous vous proposons ici pourrait, sans doute, nous aider à guérir partiellement de cette maladie insidieuse et douloureuse que l’on appelle le chômage.

Nombre de portions : autant que possible compte tenu du nombre de chômeurs

Temps de préparation et de mise au point : 1 à 2 ans

Le contenu

Des ingrédients structurels de base :

  1. un territoire motivé, fertile et naturellement plein de ressources (comme ils le sont tous),
  2. quelques décideurs à point (motivé et prêt à prendre quelques risques),
  3. un vrai catalyseur, genre faitout sans couvercle (un incubateur, une pépinière d’entreprises, un Fablab etc.),
  4. des locaux parfaitement adaptés,
  5. du personnel compétent, formé et prêt à s’investir,
  6. du matériel adéquat sur place ou à proximité (un Fablab pour le prototypage, une école d’ingénieurs, des entreprises partenaires etc.)
  7. de l’internet (plein et si possible en haut débit),
  8. des technologies (les nouvelles dont on parle en ce moment),
  9. des budgets suffisants.

Des ingrédients disponibles dans la nature  (à condition de savoir les reconnaître, de les rassembler au bon moment et de les faire interagir)

  1. des compétences, des savoirs faire,
  2. de l’argent (attention elle ne se laisse pas ramasser facilement, elle n’a pas d’odeur et elle est disséminée un peu partout),
  3. du temps de disponible,
  4. des idées innovantes à fort potentiel (se servir du catalyseur et d’un outil de filtrage de ces idées ),

Des ingrédients liés à l’assaisonnement

  1. de l’enthousiasme,
  2. le sens du partage,
  3. du courage, de la volonté,
  4. de l’émulation.

Le processus

  1. commencer par rassembler l’équipe, éviter les « grosses légumes », éliminer les aigris et les grincheux, organiser le travail mais pas trop,
  2. sortir les idées une par une, trier les et sélectionner les meilleures sans les éplucher (conserver les telles quelles),
  3. prendre le faitout et commencer à y verser les principaux ingrédients,
  4. déposez délicatement au fond du faitout une excellente idée (attention le poids est très faible seulement quelques nano grammes, ce sont en fait de simples vibrations),
  5. traiter cette idée avec d’infinies précautions,
  6. une fois que cette idée aura bien prise ajouter y les compétences nécessaires et faites les bien dégorger, secouer le tout, porter à ébullition puis laisser refroidir,
  7. faites ensuite revenir l’idée autant de fois que nécessaire jusqu’à ce qu’elle exprime tous ses arômes, toute sa saveur,
  8. tout au long de ce processus, saupoudrez d’argent autant qu’il en faudra, n’hésitez pas à en mettre suffisamment, il suffira d’écumer le surplus,
  9. assaisonnez le tout avec beaucoup d’enthousiasme, du partage, du collaboratif, de l’émulation (tous ces piments font faire en sorte de rendre le projet appétissant),
  10. une fois le projet à point, démoulez le et sortez le au grand jour, découpez le en différentes parts plus ou moins égales, dresser vos assiettes et server vos convives.